Museler la création et la liberté d’expression des acteurs de la Culture, voilà la dernière bassesse de notre gouvernement.
À la peine sur tous les fronts : égalité, solidarité, justice sociale, écologie, etc … le gouvernement s’attaque directement à ce qui fait l’essence d’un régime démocratique : la liberté de créer et de s’exprimer.
L’ubérisation est en train de frapper fort le monde de la Culture et notamment celui de la médiation culturelle. La réouverture du Palais de la Porte Dorée (Musée de l’immigration) a de nouveau mis en lumière le phénomène d’externalisation des guides conférencier-es ou médiateur-rices culturel-les. Loin d’être inédit, ce phénomène avait déjà touché, il y a quelques années, les salarié-es du Mémorial de la Shoah ou de l’Opéra Garnier. C’est à présent le tour à la Fondation Cartier et à la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais pour le Musée du Louvre avec une sous-traitance partielle ou totale.
Le vendredi 2 juin, s’est tenue l’audience du procès au pénal de Jamila A. contre le directeur administratif et la directrice artistique du Studio théâtre de Stains. Ce procès intervenait après le procès aux prud’hommes, remporté en départage par Jamila A., et donc une première reconnaissance des faits de discrimination pour grossesse et de harcèlement moral. Il est le résultat de la saisine et de l’enquête faite par l’inspection du travail. Dans les deux procédures, Sud Culture Solidaires s’est porté partie civile en soutien de la plainte de Jamila A.
Au bout de 6 heures d’audience, les réquisitions sont lourdes pour les deux prévenu-es. Le procureur a requis :
· Une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis pour le directeur administratif du théâtre, assortie de l’interdiction de travailler en lien avec la gestion de ressources humaines, · Une peine de 6 mois avec sursis pour la directrice artistique du théâtre, · L’affichage de la condamnation durant deux mois dans les locaux du théâtre.
Il s’agit là d’une lourde réquisition, assez rare, qui mérite donc d’être soulignée, indépendamment du délibéré final de la Cour renvoyé au 22 septembre.
Nous, organisations syndicales représentatives des secteurs du spectacle vivant, du cinéma, de l’audiovisuel, de la radio et de l’animation refusons en bloc le projet de réforme des retraites actuellement en débat au Parlement.
Nos métiers nous animent, nous les exerçons avec passion. Pour autant, que nous soyons artistes ou technicien.nes, administratifs ou personnels d’accueil, journalistes, artistes autrices et auteurs, animatrices et animateurs, ou encore enseignant.es artistiques, nos parcours professionnels sont souvent fragiles.
Faiblesse des salaires, parcours hachés, accidents de carrière, multiplicité de statuts et protection sociale insuffisante expliquent aujourd’hui la grande faiblesse de nos pensions de retraite.
Le droit de profiter d’une retraite digne et en bonne santé à l’issue d’une carrière professionnelle devrait être le fondement de toute réforme. Le gouvernement n’en a que faire et depuis des semaines, il tente d’imposer sa réforme mortifère contre l’avis de la très grande majorité des travailleuses et des travailleurs de ce pays. Il faudrait travailler toujours plus longtemps, supprimer les régimes les plus protecteurs pour « sauver le système par répartition » ou encore pour assurer plus de « justice sociale ». De qui se moque-t-on ?
La Commission Consultative Paritaire (CCP) est une commission qui statue sur les questions d’ordre individuel concernant les contractuel-les de droit public. La structuration du ministère de la Culture en une myriade d’établissements a conduit à la mise en place d’un grand nombre de CCP. Voici les listes locales et nationales présentées par SUD Culture Solidaires :
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