8 mars égalité des droits entre les femmes et les hommes : Tout est loin d’être rose au Ministère de la culture

INTERSYNDICALE MINISTÈRE DE LA CULTURE

CGT FSU SUD UNSA

Ce sont nos luttes qui ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Les lois sont là, elles sont même nombreuses et touchent à nombre de domaines : les salaires, le champ professionnel (de l’embauche à la promotion en passant par les conditions de travail), le droit des femmes à disposer de leurs corps, contre les violences… Malgré cela, en 2017, alors que sur le papier l’égalité femmes/hommes existe, l’égalité réelle est loin d’être acquise et les femmes doivent toujours se battre contre diverses formes de domination à tous les niveaux : travail, salaire, sexisme, violence…

Un 8 mars de lutte pour l’égalité !

La journée du 8 mars est la journée internationale pour les droits des femmes, ce n’est pas la journée de « la » femme, c’est une journée de luttes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire. Face à ceux qui en France, comme aux États Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie veulent remettre en cause nos droits et libertés. Mais aussi pour gagner enfin l’égalité, au travail comme dans la vie. En France, les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes, et arrêtent chaque jour d’être payées à 15h40. Les femmes refusent de continuer à travailler gratuitement, d’être enfermées dans les temps partiels, de ne pas avoir de perspective de carrière ou d’être confrontées à des violences sexistes et sexuelles.

Tout est loin d’être rose au Ministère de la culture et de la communication

En 2013, un protocole d’accord sur l’égalité professionnelle femmes/hommes, dans la fonction publique, a été signé par l’ensemble des organisations syndicales. Cet accord devait être décliné et appliqué par l’ensemble des employeurs publics. Il aura fallu quatre ans pour que le Ministère de la Culture et de la Communication envisage l’ouverture de négociations. Pourtant, le ministère est loin d’être exemplaire.

La ségrégation horizontale est bien présente avec des femmes largement minoritaires dans la filière technique et surreprésentées dans la filière administrative. Quant au plafond de verre, il reste difficile à briser. En administration centrale, c’est la dégringolade pour les femmes avec 42% de femmes aux postes de directions au 1er janvier 2016 contre 54% en 2014. La situation dans les établissements et les services à compétence nationale est toujours aussi lamentable et critique avec à peine plus d’un tiers de présidentes. Et la composition des jurys ne garantit assurément pas un recrutement non sexiste. Au Ministère de la Culture et de la Communication, les hommes dirigent et se recrutent !

Comme ailleurs, les femmes sont également moins bien payées que les hommes. Certes la progression indiciaire est liée à l’ancienneté (et les hommes du ministère sont en moyenne plus âgés), mais ne considérer la différence de rémunération entre hommes et femmes au ministère qu’au travers cette donnée, c’est faire fi des situations d’interruption (congés parentaux, temps partiels) qui freinent cette progression et restent l’injuste apanage des femmes.

Quant aux primes, elles participent très largement à cet écart de rémunération : le montant des primes des hommes étant supérieur dans dix-neuf corps de fonctionnaires sur vingt-six présents au ministère (Bilan social 2014) !

Alors, le 8 mars, à 15h40, on arrête tout !

8 mars 2016 Journée internationale de LUTTES pour les droits des FEMMES !

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Pourquoi le 8 mars ?

C’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Historiquement c’est en 1910 que Clara Zetkin (révolutionnaire allemande), lors du congrès international des femmes socialistes, proposa d’organiser chaque année une journée internationale de la femme. Mais ce n’est pas la journée de « la » femme (symbole de la féminité) comme les médias se complaisent à le répéter. Il n’y a pas une femme, mais des femmes, toutes différentes, qui luttent jour après jour, année après année pour l’égalité !
Et pourtant, dans plusieurs établissements du ministère de la culture, le 8 mars est devenu la journée célébrant les représentation de LA femme, à travers manifestations, expositions et parcours thématiques. Ils renforcent ainsi auprès du public le stéréotype de la femme universelle sans jamais donner à s’interroger sur ce concept.

 Pourquoi se battre ?

Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent malgré des batteries de lois !
Et ceci malgré les luttes menées par les femmes qui ont permis aux femmes d’accéder au travail, à l’indépendance vis-à-vis du conjoint, à la contraception, à l’IVG, à la reconnaissance et la condamnation du harcèlement sexuel, des violences faites aux femmes…

 En 2016, l’égalité n’est toujours pas là : il y a encore des combats à mener.

La suite en pièce jointe.

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ENSAN : Lettre ouverte à Madame la Sous-directrice à l’enseignement de l’architecture et de la recherche

Madame la Sous-Directrice,
Lors de la rencontre organisée le mardi 25 juin 2013 dans le cadre de la médiation, le comité de pilotage mis en place par le cabinet Lor’Médiation vous a présenté les difficultés de l’ENSA Normandie.

Il vous a été relaté les difficiles relations de travail entre la direction et le personnel administratif depuis plus d’un an et demi, les tensions gagnant peu à peu tous les services à la suite d’incidents répétés, y compris pendant l’intervention de la société de médiation. Les difficultés, dont les causes principales ont été soulignées dans le rapport de diagnostic établi par Lor’Médiation, renvoient en grande partie à un management inadapté, voire à un défaut de management nécessitant un accompagnement et des formations auprès de la direction.

Malgré l’action entreprise pour améliorer les relations de travail entre la direction et le personnel administratif : sensibilisation à la qualité des relations sociales, médiations individuelles et collective, réunions, la situation à l’ENSA Normandie ne cesse de se détériorer, le climat devenant chaque jour plus pesant, les conditions de travail plus douloureuses pour beaucoup d’agents.

A ce jour, le personnel administratif, via ses représentants, tient à vous informer des nouveaux incidents intervenus lors du C.A. du 2 juillet 2013.

Au cours de ce C.A., la directrice a vivement interpelé une représentante élue du personnel administratif sous le prétexte qu’elle prenait des notes. Elle lui a signifié une interdiction de prise de notes alors que celle-ci ne faisait qu’exercer sa mission de représentante élue du personnel administratif. La directrice a également fait référence à la séance de médiation individuelle entre elle-même et cette représentante du personnel, séance pendant laquelle la prise de notes lui avait été également reprochée. Enfin, à la stupéfaction de tous les membres du C.A., le Président du C.A. a commencé la lecture du rapport confidentiel concernant les médiations individuelles, lecture immédiatement stoppée par un représentant des enseignants afin d’empêcher la divulgation d’informations confidentielles.

Les jours suivants, ce même rapport confidentiel concernant les médiations individuelles a été transmis par voie de courriel par la directrice de l’ENSA Normandie à l’inspectrice hygiène et sécurité des affaires culturelles du Ministère de la Culture et surtout aux membres du comité de pilotage.
Ce non-respect de la confidentialité nous apparaît comme un comportement déloyal à l’égard des agents conviés aux médiations individuelles, d’autant que Lor’Médiation a longuement insisté sur ces différents points : respect de la confidentialité, rétablissement de la confiance, comportements respectueux, engagements bafoués alors même que la médiation n’est pas encore achevée.

Le personnel administratif, via ses représentants, constate que tous les efforts entrepris pour un règlement des difficultés ont été vains. Très inquiet de la situation actuelle et plus encore de celle à venir, il insiste auprès de la tutelle pour que celle-ci intervienne et apporte une solution rapide dans une situation de crise qui ne cesse de s’aggraver.

Veuillez recevoir, Madame la Sous-Directrice, l’expression de nos salutations respectueuses.

Pour le personnel administratif,
Les représentants syndicaux
Jean-Luc Chevallier, représentant SUD-Culture
Astrid Coconnier, représentante CGT-Culture
Sabine Dupuy, représentante SNEA-CGT -Culture
Isabelle Saint-Yves, représentante CFDT-Culture
Martine Tiphangne, représentante CGT-Culture

Motion du comité technique de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg

L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg est une école ouverte à l’international. L’accueil d’étudiants étrangers est une richesse pour l’école, son enseignement et ses laboratoires de recherches.
La venue d’étudiants étrangers et leur emploi à l’issue de leurs études est essentielle pour l’attractivité de notre pays et la diffusion de sa culture.

Les membres du comité technique de l’ENSAS constatent que la mise en
œuvre de la circulaire du 31 mai 2011 sur la maîtrise de l’immigration
professionnelle a pour effet de rendre extrêmement difficile le renouvellement du titre de séjour des étudiants étrangers, et leur changement de statut pour ceux d’entre eux qui se voient proposer un contrat de travail à l’issue de leurs études.
Il observe que la circulaire du 12 janvier 2012 n’a pas changé cette situation.

Ils demandent donc le retrait de la circulaire du 31 mai 2011 et le retour à une politique d’accueil conforme aux valeurs de citoyenneté et de fraternité de notre pays.

Strasbourg, le 23 mars 2012.

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Egalité : il ne faut plus attendre !

Alors que le Ministère de la Culture et de la Communication cherche à obtenir un label « Diversité » en 2012, il n’a toujours pas ouvert de négociations « égalité professionnelle Femmes-Hommes ». Pourtant, les discriminations sont nombreuses comme le montre le bilan social de 2009. Les filières restent très largement sexuées avec des femmes surreprésentées dans la filière administratives (83% en cat. C et 78% en B) mais très largement exclues de la filière technique (34%) et chez les enseignant-es (23%). Le plafond de verre est bel et bien présent au Ministère avec des femmes majoritaires dans les catégories C et B (55% et 58%) alors que les hommes occupent les postes à responsabilités (seulement 22% de femmes en catégorie A dans la filière administrative qui compte pourtant 75% de femmes).

Par ailleurs, en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes et sexuelles envers les femmes, la communication du Ministère est tout juste règlementaire.

SUD Culture Solidaires a donc déposé ce jour un préavis de grève au niveau du Ministère de la Culture et de la Communication pour la journée du 8 mars 2012 qui porte sur les revendications suivantes :

  • ouverture de négociations sur l’« égalité professionnelle » au Ministère et dans toutes ses administrations et établissements sur la base d’un Rapport de Situation Comparée (RCS) ;
  • mise en place de mesures concrètes pour diminuer les écarts de rémunérations (traitements et primes) avec la définition d’un budget annuel pour permettre des mesures correctives de rattrapage pour les femmes ;
  • prise en charge par le Ministère des agentes victimes de violences sexistes et sexuelles au travail ainsi que mise en place de mesures d’actions sociales et d’accompagnement visant à aider agentes victimes de violences conjugales (logement, prise en charge des frais juridiques, aménagement d’horaires…).