Nous, travailleur·euses de la transmission culturelle, nous sommes réuni·es en AG le mardi 3 novembre 2026.
Si nous luttons depuis longtemps dans nos entreprises, nous sommes réuni·es grâce à les mobilisation exceptionnelle des lycéen·nes et étudiant·es, qui a ouvert des possibles insoupçonnés.
Nous travaillons à l’accueil, au guichet, à la médiation ou au guidage dans des musées, des lieux scientifiques, artistiques, historiques, mémoriels ou culturels.
Trop souvent, nous sommes salarié·es de prestataires, quand nous ne sommes pas micro-entrepreneur·euses. Pourtant nous effectuons des missions qui sont le coeur de métier de ces lieux !
Nous dénonçons
- l’externalisation, qui dégrade le service et les conditions de travail ;
- nos statuts et conditions d’emploi ;
- l’absence de reconnaissance et l’invisibilisation de nos métiers, de nos pratiques, de notre rôle et de notre utilité ;
- la mise à l’écart des sites où l’on travaille quotidiennement et le mépris subi ;
- l’hypocrisie des employeurs, qui veulent embaucher des agents qualifié·es et présentant bien, en ne les payant jamais plus que le SMIC, à temps partiel.
Nous revendiquons
- la réinternalisation de nos métiers et postes ;
- l’augmentation des salaires et rémunérations ;
- la fin des contrats précaires, du recours au CDDU et du salariat déguisé via la micro-entreprise ;
- la fin des stages, de l’alternance et des services civiques ;
- la fin du temps partiel imposé ;
- la suppression de la clause de contrat qui nous empêche d’être embauché·es directement par les lieux culturels où on travaille ;
- la fin des agents dits « volants » utilisés pour casser des grèves.
Le 5 novembre, nous serons mobilisé·es et appelons nos collègues et semblables à en faire de même !
Nous serons nombreux·ses en grève et dans la rue.
Nous porterons la voix de nos collègues et semblables qui en sont empêché·es, de par leur précarité, la répression des employeurs et le recours à des casseurs de grève !
Nous serons aussi en grève en solidarité avec les lycéen·nes mobilisé·es et réprimé·es.
Nous revendiquons l’amnistie de celles et ceux conduit·es au tribunal et en conseil de discipline.
Nous donnons rendez vous jeudi matin, à 9H, en assemblée générale à la Bourse du travail à Saint Denis, et au cortège jeudi après-midi !

Étaient présent·es des micro-entrepreneur·euses, des indépendant·es, des salarié·es en CDI, CDD et CDDU de Musea, Marianne International, Des Mots et des Arts, Pont des Arts, City One, Pénélope, et des musées d’Île-de-France.
Soutenu par SUD Culture Solidaires – Métiers de la transmission culturelle.


