Depuis maintenant un an, nous connaissons une situation sanitaire particulièrement grave, à cause de la pandémie toujours en cours, qui s’est rapidement doublée d’une crise sociale importante.
En lutte contre la précarité !
Pour protéger un minimum les agent-e-s les plus fragiles, et en particulier les agent-e-s contractuel-le-s, à temps plein ou à temps incomplet, qui n’ont que des contrats courts, le ministère de la Culture a prolongé à plusieurs reprises la plupart de ces contrats. C’est ce qui a ainsi été fait le 15 décembre 2020 et le 31 janvier dernier.
Nous appelons toute personne qui se sent concernée à se réunir en
Assemblée Intersyndicale et Collectif Citoyen
le 15 février 2021 à 13h au Cirque du Manège
à REIMS, 2 bd du Général Leclerc 51100 Reims
13h30 – Intervention d’ouverture de Luc Carton, philosophe : “Quelle place pour l’art et pour les lieux de rassemblement autour de la création dans un monde de droits culturels ?” Retransmission en direct sur la chaîne youtube : https://www.youtube.com/channel/UC0Eq8xQf4JIYbFqrXA3SxrQ 15h – Assemblée collective : Quelles sont nos réalités dans la crise ? Quelles seront nos actions ? Attention : pour raison sanitaire, la jauge est limitée à 100 Personnes. Merci de vous inscrire sur collectifdu23janvier (at) gmail.com. Votre inscription vous sera confirmée par retour de mail.
Pour celles et ceux ne pouvant se déplacer à Reims, des Assemblées Préparatoires auront lieu: → A Nancy : samedi 6 février à 10h à l’Autre Canal, 45 bd d’Austrasie, Nancy – https://www.facebook.com/events/988182685040591 → A Strasbourg : mardi 9 février à 18h au TAPS Laiterie, 10 rue du Hohwald, Strasbourg – https://www.facebook.com/events/845980122919946/Au cours de ces Assemblées Préparatoires, des personnes seront mandatées afin de se faire les portes-paroles le 15/02 à Reims de toutes questions, idées, propositions, expériences, réflexions relevées durant la réunion.
Depuis bientôt un an que la crise de la Covid 19 a mis en panne notre monde, nous avons toutes et tous consenti à des privations de liberté immenses, à des sacrifices de vie sociale, de partages affectifs et sensibles qui mettent à mal nos équilibres humains et précarisent encore plus les plus fragiles d’entre nous.
Dans ce contexte terrible, les sorties pour fréquenter les œuvres d’art, pour se réunir autour de la culture, ont été interdites. L’éducation et les actions artistiques auprès des enfants et adultes sont empêchées ou freinées. Ne sont-elles pas pourtant essentielles au moment où, plus que jamais, les femmes et les hommes s’interrogent sur qui elles et ils sont, comment elles et ils vivent, sur la fragilité de leur condition ? Au moment où le désir profond de changer notre monde agite puissamment notre société, pouvons-nous considérer comme facultatif cet espace de création qui nous permet précisément de partager le sensible, de vivifier nos imaginaires et d’inventer nos vies ?
En janvier, les mobilisations et les grèves se sont multipliées : étudiant.es, santé et médico-social, dans l’Éducation nationale, dans l’énergie, la culture… De nombreuses luttes ont lieu dans des entreprises où des plans sociaux massifs sont en cours. La jeunesse est également mobilisée contre la précarité galopante qu’elle subit. Une manifestation nationale contre les licenciements et les suppressions d’emplois s’est déroulée le 23 à Paris pour dire stop à cette casse sociale ! Dans le même temps la résistance contre les lois “sécurité globale” et “séparatisme” mobilise des dizaines de milliers de personnes sur tout le territoire avec manifestations et rassemblements.
La crise économique, conséquence de la crise sanitaire et de sa gestion catastrophique par le gouvernement, fait des dégâts considérables dans la population : explosion du chômage et de la précarité. Aujourd’hui en France plus de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. La jeunesse, la culture, les intérimaires et saisonnier.es sont sacrifié.es. Pendant ce temps les milliardaires… s’enrichissent !
Les mesures d’urgences ne sont pas suffisantes et témoignent de la volonté du gouvernement et du patronat de sauver leur “monde d’avant”. Sanitaires, économiques, sociales et écologie : c’est tout le système qui est en crise. Il est urgent de le changer !
Le jeudi 4 février nous serons mobilisé.es : contre les licenciements et les suppressions d’emplois pour le conditionnement social et écologique des aides aux entreprises pour le développement et le recrutement massif dans les services publics pour la réduction et le partage du travail : les 32 h pour lutter contre le chômage de masse et pour libérer du temps de vie
Se mobiliser ce n’est pas facile. Il peut y avoir la sidération ou la résignation face à la situation, la peur d’être ciblé.e ou licencié.e, la nécessité de se battre pour survivre. Mais collectivement nous sommes fort.es et pouvons tout changer ! C’est pourquoi l’Union syndicale Solidaires a appelé avec la CGT, la FSU et les organisations étudiantes et lycéennes à la journée de mobilisation et de grève du 4 février.
Parce qu’il faut un moment pour reprendre confiance collectivement, pour dire stop à la casse sociale, pour afficher nos solidarités, pour lancer une mobilisation qui permette d’imposer un changement de politique, un autre partage des richesses, un autre avenir, participons au 4 février !
Communiqué de soutien à la lutte des moniteurs et monitrices étudiant-es de la bibliothèque Sainte-Barbe (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle). Samedi 9 janvier ils et elles seront de nouveau en grève et tiendront piquet de grève de 9h30 à 14h place du Panthéon.
La Coordination des Intermittent·e·s & Précaires de Midi-Pyrénées (CIP-MP), Aux Arts Etc…,Mix Art Myrys et Sud Culture Solidaires appellent à une Assemblée Générale « Culture & Droits Sociaux en Danger » ce jeudi 7 janvier à 14h, 12 rue Ferdinand Lassalle à Toulouse
Claire, militante du comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires de la CGT, a été arrêtée pendant la manifestation du 5 décembre. Son arrestation s’est faite sans aucune raison valable et relève d’une violence d’État qui utilise la brutalité policière afin de criminaliser le droit de manifester.
Le gouvernement actuel, dans son processus de destruction et de démantèlement du système social, cherche à intimider celles et ceux qui voudraient s’y opposer. Tout est bon : arrestations arbitraires, humiliations, procédures judiciaires. Claire, coupable d’être venue manifester samedi 5 décembre contre le chômage et la précarité, a subi des violences policières, a ensuite passé deux jours en garde à vue, pour être finalement présentée au tribunal de grande instance (TGI).
Ce que les pouvoirs publics lui reprochent ? « Rébellion » et « refus de se disperser » ! Devant cette mascarade de justice, Claire a refusé la comparution immédiate. Elle est convoquée au tribunal de grande instance mardi 5 janvier pour y être jugée.
NON À LA CRIMINALISATION DES MANIFESTANT·ES AUCUNE SANCTION POUR CLAIRE RASSEMBLEMENT MARDI 5 JANVIER 12 HEURES TGI PORTE DE CLICHY
Nous continuons d’exiger : L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage. L’abrogation du décret du 29 décembre 2018 sur le contrôle des chômeur∙es. Une nouvelle convention indemnisant 100 % des chômeur∙es et précaires. Une année blanche pour les intermittentes et intermittents de l’emploi, et pour les travailleuses et travailleurs précaires, à compter de la fin de la crise sanitaire. L’arrêt des contrôles et le redéploiement des effectifs vers l’indemnisation et l’accompagnement. L’abrogation de la loi Sécurité globale et l’abandon du nouveau schéma du maintien de l’ordre.
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