304 postes détruits à la Bibliothèque nationale de France > SIGNEZ LA PÉTITION POUR L’EMPLOI ET LES MISSIONS DE LA BnF

SOUTENEZ LA PÉTITION DES PERSONNELS DE LA BNF A DESTINATION DU MINISTRE DE LA CULTURE

Pourquoi populariser cette pétition initiée par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD :
        – parce que 304 postes ont été supprimés en 10 ans à la BnF
        – parce que les négociations avec le Ministère concernant les moyens alloués à la BnF pour les 3 ans à venir vont bientôt débuter

 > SIGNEZ ET FAITES SIGNER ICI :  https://www.change.org/p/m-le-ministre-de-la-culture-donnez-les-moyens-%C3%A0-la-bnf-d-assurer-ses-missions

M. le Ministre de la culture, donnez les moyens à la BnF d’assurer ses missions

Monsieur le Ministre de la culture,

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales (40 millions de documents dont 15 millions d’imprimés), subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.

Alors que son périmètre d’action n’a cessé de s’élargir (la numérisation de ses collections par exemple) et que des projets d’envergure se multiplient, le budget 2019 entérine de nouvelles destructions d’emplois portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. Dans le même temps le budget conservation/restauration des documents, que la bibliothèque collecte depuis plusieurs siècles, continue sa baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2,7 millions en 2019).  

Au quotidien, cette politique se traduit par :
·        des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour les personnels
·        des budgets insuffisants dans tous les secteurs, que ce soit les missions fondamentales (collecter et conserver pour les générations futures, rendre accessible au plus grand nombre) ou les dépenses de fonctionnement courant.

Aujourd’hui, par manque de personnel, il faudrait par exemple augmenter le nombre de samedis travaillés par les agents, recourir à des contrats encore plus précaires, etc. Au-delà, il s’agit aussi d’anticiper la réouverture du site historique de Richelieu dont les horaires seraient élargis et les missions étendues (bibliothèque musée). Les conséquences, sont toujours les mêmes : demander aux agents de faire plus pour pallier le manque d’effectif.

Nous, personnels de la BnF, agents de toutes catégories, refusons cette politique porteuse de reculs et de dégradations de nos conditions de travail, d’abaissement de nos missions et de perte de sens de nos métiers. Nous réclamons des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF ainsi que la stabilisation et la titularisation des personnels précaires.

Il en va désormais du devenir de la Bibliothèque nationale de France.

 > SIGNEZ ET FAITES SIGNER ICI : https://www.change.org/p/m-le-ministre-de-la-culture-donnez-les-moyens-%C3%A0-la-bnf-d-assurer-ses-missions

MARDI 28 MAI : GRÈVE DES AGENT.ES DU SERVICE DE L’ACCUEIL DE LA BnF

Intersyndicale CGT BnF- SUD culture

GRÈVE DES AGENTS DU SERVICE DE L’ACCUEIL DE LA BnF

Après avoir massivement participé à la grève du 9 mai dernier, qui a été un succès avec plus de 300 grévistes à la BnF, les agents du Service de l’Accueil de la Bibliothèque nationale de France soutenus par la CGT et SUD ont cessé à nouveau le travail ce mardi 28 mai, afin de dénoncer :

– le sous-effectif chronique
– les mauvaises conditions de travail dans le hall Est et en Pieds-de-Tours
– le projet d’inscription des primo-arrivants de la bibliothèque de recherche qui vont dégrader les conditions d’accueil des chercheurs et reporter la charge de travail vers les agents du pôle information/inscription
– les problèmes d’encadrement

Aujourd’hui l’accueil des lecteurs et les vestiaires sont donc restés totalement fermés et l’accès à la bibliothèque tous publics et aux expositions est gratuit.

Après 2 séances de négociations avec la direction de la BnF, dont la dernière s’est déroulée ce matin, les personnels et nos organisation syndicales attendent désormais de vraies avancées et des réponses positives de la direction pour répondre aux problèmes dénoncés, qu’il s’agisse des effectifs comme de l’organisation du travail dans ces services de la Direction des Publics.

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Signature d’un protocole : nouvelles avancées dans le cadre du préavis de grève déposé en juillet 2018 par SUD Culture !

Manifestant-es-SUD-Culture-Solidaires

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Après plusieurs mois de négociations, souvent laborieuses et tendues, avec la direction de la BnF dans le cadre d’un préavis de grève déposé en juillet 2018, la section SUD Culture de la BnF a signé vendredi 17 mai un accord conduisant à la levée du préavis en cours pour concrétiser les acquis d’une lutte qui aura duré un an.

Les avancées contenues dans ce protocole :

►passage en CDI de 12 « vacataires » embauché-es de manière abusive en CDD, ce qui porte à 18 les cdisations gagnées dans le cadre de la lutte
►appel de 8 personnels supplémentaires de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, en plus des 6 déjà prévues, portant à 25 le nombre total de personnes appelées depuis début 2018 (dont plusieurs précaires de la BnF)
►engagement à poursuive les négociations sur l’appel de la liste complémentaire en septembre 2019 et sur le rééquilibrage des recrutements en faveur des catégorie C et B
►passage du groupe 2 au groupe 3 des « vacataires » des pieds de tour
►relance du ministère de la Culture pour la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs

Cela se rajoute aux améliorations déjà obtenues au cours d’un an de lutte par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture :

►mise en œuvre définitive du protocole de fin de grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires »
►mise en place d’un dispositif améliorant la gestion collective des avancements et promotions des titulaires
►arrivée de magasiniers-ières titulaires à PHS et LLA où le sous-effectif était le plus fort
►accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail à Tolbiac
►utilisation de l’enveloppe de 540 000 euros de primes en 2018 pour remonter au socle de l’IFSE tous et toutes les titulaires de la filière bibliothèque, redéfinition plus favorable du calcul de ce socle pour les magasiniers-ères ce qui a permis une hausse de l’IFSE pour plus d’agent-e-s et engagement de la direction à mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel d’amélioration des primes des titulaires

Piquets de grève dynamiques, actions, pétitions, appels au public, et surtout mobilisation des personnels dans la grève (30 jours de grève) à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture ou de notre organisation syndicale seule, ont permis d’arracher ces avancées alors que la direction prétendait comme souvent que c’était impossible ou qu’elle n’avait pas les moyens, preuve une nouvelle fois que seuls le rapport de force et la lutte permettent de faire bouger les lignes.

Bien entendu nous n’oublions pas les tentatives de la direction de réprimer de manière inédite la colère des agent-es et les organisations syndicales de lutte, à coup de présence d’huissier sur les piquets, de tentative d’entrave avec lettre de menace adressée à un de nos militant-es, de demandes de contreparties scandaleuses dictant ce qui doit ou non être revendiqué, de chantage vis-à-vis des plus précaires pour casser la grève, ou encore d’accusations ridicules de violences suite à l’intervention lors d’une émission de radio en direct de France Culture qui s’était très bien passée…

Une direction qui récidive, en annonçant fièrement sur Biblionautes suite à la signature de ce protocole, alors que l’encre n’était pas encore sèche, la « cessation de mouvements sociaux liés aux revendications exprimées » dans le cadre du préavis. Chacun-e sait pourtant qu’il est toujours dangereux voire présomptueux de se réjouir trop vite…

Pour nous les choses sont claires : la mobilisation ne peut que continuer !

Parce que la BNF va perdre en 2019 10 postes, ce qui fait une perte cumulée de plus de 300 postes en 10 ans et parce que les attaques contre notre établissement et toute la Fonction Publique continuent et s’aggravent mois après mois.

Parce que l’ultra-précarité que nous avons combattue durant des mois continue, du fait d’une direction qui a décidé de ne plus respecter ses obligations issues du protocole de fin de grève de juillet 2016 (impliquant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoins permanents), en embauchant en février dernier 11 « vacataires » sur de nouveaux CDD abusifs de 7 mois !

Parce que la direction de la BnF doit retirer son projet de réorganisation-régression du service public et faire cesser les abus concernant les écarts statuts-fonctions, le non-respect des fiches de poste, la désorganisation des tâches et la surcharge de travail constatés à la Direction des Publics.

Parce que le ministère de la Culture doit nous donner les moyens de fonctionner, notamment pour permettre d’ici novembre 2019 l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, où plusieurs de nos collègues précaires sont toujours en attente d’une titularisation. La BnF doit obtenir le budget et les emplois de titulaires, dans toutes les catégories, nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de ses missions.

Nous appelons donc les agent-es de la BnF à continuer de se mobiliser, à venir massivement en Assemblées Générales pour participer aux prises de décisions, et à rejoindre toutes les actions qui seront proposées pour continuer de défendre nos emplois, nos missions et nos conditions de travail !

Seule la lutte paie !

BnF : La mobilisation collective est nécessaire !

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

Samedi 26 janvier :
La grève continue !

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes ! Continuer la lecture de « BnF : La mobilisation collective est nécessaire ! »

BnF : Grève reconduite samedi 19 janvier !

Réorganisations, sous-effectifs, précarité…  Nous ne céderons rien !

La première grève de 2019, samedi 12 janvier, a été très suivie sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermeture anticipée de plusieurs salles de lecture ! La grève aurait été encore plus visible sans le zèle une nouvelle fois déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tous prix, parfois sans aucun personnel de magasinage !

 La direction de la BnF, qui comptait certainement sur le changement d’année pour faire table rase des plus de 20 jours de grève qui ont marqué 2018, ne semble toujours pas avoir compris que les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes… Continuer la lecture de « BnF : Grève reconduite samedi 19 janvier ! »