Mucem en danger

Le 1er novembre à 21h10, par une dépêche AFP, Pierre-Olivier Costa informait les agents qu’il était restauré dans ses fonctions de président du Mucem et qu’il se rendrait dès le 2 novembre au Mucem « pour faire travailler ce musée », lui qui avait été suspendu (avec maintien de salaire) le 1er juillet suite à une enquête administrative accablante de l’Inspection générale des affaires culturelles.

Sidérés et en colère

Sidérés, le 2 novembre, les agents du Mucem se sont réunis en assemblée générale à plus d’une centaine, sur les quelques 130 que compte l’établissement, et votaient à plus de 85% le principe de la grève comme le moyen de lutte immédiat, déclenchant une grève dès le lendemain.

Sidérés mais déterminés

Le 3 novembre, les agents ont suivi le mouvement de grève à près de 60%. Rassemblés devant le musée, ils ont organisé une action pour dénoncer le retour de Pierre-Olivier Costa en formant une chaine humaine autour du musée pour symboliquement le protéger.

Pierre-Olivier Costa n’était pas là et les slogans étaient éloquents :

  • « Costa, casse-toi », « Mucem en grève, Costa, on veut plus de toi »
  • « Mucem en grève, le capitaine fait couler le navire, #costacroisière »
  • « La croisière ne s’amuse plus du tout », « Balance ton POC »
  • « Précarité, Omerta, Clientélisme », « Non aux retrouvailles »

Ce même jour, les agents du Mucem réunis en assemblée ont voté la poursuite des actions, se joignant notamment à la lutte du 5 novembre sur le pouvoir d’achat et la défense des services publics et en s’accordant sur la poursuite de la grève dès lors que Pierre-Olivier Costa se présenterait sur site.

Les raisons de sa suspension n’ayant pas changé, sa présence sur le lieu de travail des agents constitue clairement un danger grave et imminent pour ceux-ci, amenant finalement les représentants du personnel à émettre un signalement en ce sens dès le 4 novembre, concernant l’ensemble des agents du musée.

Nous ne nous laisserons pas submerger par le désespoir

À ce jour nos demandes restent inchangées :

  1. Le refus catégorique du retour de la gestion et de la gouvernance Costa dans l’établissement alors que certains agents portent encore le poids de son management toxique
  2. La désignation rapide d’une gouvernance stable, compétente et sereine à la hauteur d’un établissement comme le Mucem

SUD Culture Mucem & FSU Culture
6 novembre 2026

image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer