Compte-rendu du CSFPE : destruction des CHSCT et remise en cause des CAP
Compte-rendu du rendez-vous salarial du 24 juillet : la continuité dans la rigueur budgétaire

Syndicat des travailleureuses de la Culture
Compte-rendu du CSFPE : destruction des CHSCT et remise en cause des CAP
Compte-rendu du rendez-vous salarial du 24 juillet : la continuité dans la rigueur budgétaire

Union syndicale Solidaires
Face à la fronde de l’ensemble des syndicats qui en exigent l’abrogation, Macron avait promis des “ajustements” à sa réforme unilatérale de l’assurance chômage de 2019. Depuis, le nouveau premier ministre en a annoncé le report à début 2021. Finalement, le gouvernement prévoit que le premier volet de la réforme, entré en application au 1er novembre 2019, s’appliquera quand même à toutes les personnes ayant perdu leur emploi avant le 1er août 2020 ! Bref alors qu’il avait été annoncé que la réforme devait être revue du fait du contexte économique lié au confinement, le gouvernement appliquera quand même son premier volet à des centaines de milliers de personnes, à commencer par les plus précaires et intérimaires mis à la porte pendant le confinement !
Ce qui signifie que seul-es les travailleurs-euses mis-es au chômage entre le 1er août et le 31 décembre 2020 n’auront pas à justifier d’avoir travaillé 6 mois sur les 2 dernières années. Mais ce ne sera pas pour autant un retour à avant. Une sorte de régime dérogatoire leur sera ainsi appliqué. Ainsi s’ils et elles devront justifier de 4 mois travaillés comme avant la réforme, la durée sur laquelle cette période est calculée restera inchangée à 24 mois (au lieu de 28 auparavant) : elle sera donc plus courte ! Quant à la période de rechargement des droits, elle est fixée à 4 mois (au lieu d’un seul avant la réforme)… Sachant qu’au 1er janvier 2021, ce sera application de la réforme dans toute sa brutalité, et donc du deuxième volet qui calcule les droits sur période travaillée et non travaillée. Rappelons que selon les propres chiffres de l’UNEDIC, ce volet provoquera la baisse de moitié des allocations de centaines de milliers de personnes !!
Ce gouvernement n’aura donc pas mis longtemps à déchirer le voile sur sa véritable nature. Libérale et sécuritaire, tout l’opposé de ce que la population et la société réclament. Tout ce qui est de nature à construire la justice sociale est et sera mis de côté afin de satisfaire les appétits financiers. Le monde d’après, c’est donc bien le monde d’avant pour la finance et le grand patronat. Ne rien apprendre et défoncer les conquêtes sociales pour engranger toujours plus de profits.
En septembre, avant partout où c’est possible, nous exigerons dans la rue et en grève l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, l’abandon de celle des retraites. Nous manifesterons pour la justice sociale, pour la justice climatique, pour la justice environnementale. Sans égalité ni justice, pas de paix.
Partout et dans tous les lieux de travail, construisons par la grève et la manifestation un monde émancipateur permettant de disposer de revenus et de conditions de vie dignes sans discriminations, un autre avenir sans Macron et son monde.

Nous apprenons avec tristesse la disparition de Lucio Urtubia, à l’âge de 89 ans, ce 18 juillet 2020, quelques semaines après le décès d’une autre grande figure de la lutte, Maurice Rajsfus, disparu le 13 juin (voir ici : https://sud-culture.org/2020/06/15/maurice-rajsfus-est-mort-continuons-son-combat-antifasciste/).
Militant anarcho-syndicaliste de la CNT espagnole en exil, antifasciste, franc-tireur turbulent et collectiviste à la fois, solidaires des luttes sociales et des opprimé-e-s, Lucio était partisan de l’action directe et des actes concrets et les camarades de SUD Culture Solidaires qui ont croisé sa route gardent le souvenir d’un homme généreux au franc-parler.
Lucio avait créé et animait le centre Louise Michel dans le 20éme arrondissement de Paris qu’il mettait volontiers à disposition pour la tenue de réunions d’organisation de différents collectifs auxquels nous avons participé.
C’est donc avec émotion que nous souhaitons lui rendre hommage en ce jour.
Adiós compañero, la lucha continua !
Pour connaître l’action militante de Lucio, il est possible de consulter sa notice du dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social : https://maitron.fr/spip.php?article139802
Ainsi que de courtes vidéos : https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=PVPtE9ySsQw&feature=emb_logo&fbclid=IwAR1wddudLGuTshILQTYrh-v-ZPRrr-UNTYDnISesPhWuWnc0wokBr801N0U

Les salarié.e.s grévistes, en cohérence avec leurs revendications, ont choisi de faire grève de manière ponctuée afin de ne pas pénaliser les publics ou nuire au fonctionnement de la structure. A NOTER : Du 23/06 au 15/07 Les salari.é.e.s grévistes ont cumulé 62 heures de grève à 5. Soit environ 12h/pers. Du 16/03-01/07/20 La politique de chômage partiel contraint un salarié permanent à temps plein a perdre 168h de travail nécessaire à la mise en œuvre des missions de la MJC soit 5 semaines de travail/pers irrécupérables. Est-ce la grève qui grippe ou bien ? La situation est critique : arrêt du directeur, arrêts maladie à répétition, turn over incessant, malaise grandissant. La grève est un droit, un moyen d’exprimer un désaccord. Nous souhaitons une discussion pour évoquer nos points de divergence. Est ce trop demander aux administrateur.trice.s d’une structure prônant le « lien social » ? VOIR LE COMMUNIQUE |

Union syndicale Solidaires
Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés. Le monde d’avant et ses inégalités abyssales, ses ravages sociaux et environnementaux, son chômage de masse, ses attaques contre les plus pauvres, les services publics et les libertés politiques : ce monde est plus que jamais d’actualité même et ce, s’il a failli comme jamais. Le monde des affaires et le grand patronat, premiers soutiens de Macron, n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement !
Continuer la lecture de « Le chemin de la lutte passe par le 17 septembre ! »Union syndicale Solidaires
Le nouveau chemin d’Emmanuel Macron ne l’est qu’en apparence. Il s’agit essentiellement de poursuivre une politique patronale et antisociale dans la ligne de son gouvernement de droite assumée. Déclinée ensuite par Jean Castex dans son discours de politique générale, cette politique habillée du vocable de la modernité rappelle furieusement l’ancien monde, sa violence antisociale et son inefficacité. Prime à l’emploi des jeunes, multiplication des services civiques et contrats d’insertion (toujours la précarité), poursuite des exonérations de cotisations patronales (toujours les mêmes qui paieront moins), les mesures promises ne seront bien évidemment pas à la hauteur de la catastrophe sociale annoncée. Tout juste avons-nous eu droit à un couplet sur les entreprises invitées à la “stricte modération dans la distribution des dividendes”. Sans contrainte ni taxation… L’emploi, c’est être davantage à travailler, pas travailler davantage ! Certes un plan de relance de 100 milliards pour une économie plus verte est annoncé. Rénovation thermique des logements, mesures contre l’artificialisation des sols, promotion des productions agricoles de qualité et des circuits courts… Un véritable catalogue de mesures écologiques a été énoncé qui pourrait aller dans le bon sens ; toutefois comment croire que l’écologie et le localisme revendiqués résisteront aux contradictions de Macron et de son monde qui n’entendent pas remettre en cause les dogmes de la croissance et du libre-échange mais cherchent à satisfaire un patronat rétif à toute écologie et une finance qui ne connaît que la rentabilité ?
