L’accueil de la Cinémathèque française en grève !
Cette grève s’inscrit dans un mouvement général soutenant les diverses mobilisations des lycéen·nes et des étudiant·es, en réponse aux mobilisations contre la vie chère, pour les droits des travailleurs.euses dans la culture, pour la défense des services publics. Nous tirons aujourd’hui, samedi 7 novembre, la sonnette d’alarme sur nos conditions de travailleurs·euses prestataires au sein de la Cinémathèque française et dénonçons les conséquences de l’externalisation dans la culture.
Qui sommes-nous ?
Nous sommes les agent·es d’accueil et de billetterie employé·es par l’agence City One et prestataires de la Cinémathèque française. Notre équipe met depuis de nombreuses années tout en œuvre afin d’accueillir les visiteur·euses et les cinéphiles de France et du monde entier dans les meilleures conditions. Notre équipe est dévouée à son travail malgré le manque de reconnaissance de nos métiers.
Nous avons décidé d’entamer une grève, faute d’écoute et de solutions sérieuses en réponse aux problématiques maintes fois exprimées.
Pourquoi faisons-nous grève ?
Nous déplorons le manque de transparence de nos contrats et de nos missions et demandons la revalorisation de nos salaires par la réévaluation de l’intitulé de nos postes en décalage avec les tâches demandées, de nos coefficients, et par l’intégration des primes concernant le cœur de notre métier dans notre taux de base (prime de caisse notamment).
Nous exigeons plus de stabilité et de sécurité de l’emploi par la proposition aux agent·es en CDI intermittent d’un passage en CDI fixe et aux agent·es en CDD d’usage d’un passage à un CDI intermittent ou fixe. Lors des périodes de fermeture exceptionnelles, nous avons été directement victimes de ces contrats précaires puisque les CDD n’ont pas pu être replacés sur d’autres sites à la hauteur des heures convenues et promises oralement par City One.
Nous demandons l’amélioration de nos conditions de travail pour garantir la sécurité de nos agent·es, notamment l’installation de guichets aux différents postes de contrôle, où nos équipes sont régulièrement agressées. Nous demandons également plus de moyens financiers et matériels pour continuer à garantir à notre public le meilleur accueil possible, et surtout, que cela ne se fasse pas aux dépens de l’intégrité des agent·es d’accueil. Nous sommes en première ligne pour subir le manque de moyens financiers investis dans la culture. Nos effectifs sont fréquemment insuffisants pour nous garantir des conditions de travail adéquates et vous accueillir convenablement. Un sentiment d’insécurité et de mise en danger de notre santé est partagé par nos agent·es.
Nous dénonçons le mépris de nos métiers nous rendant incapables d’espérer quelconque évolution. Bien que notre expérience et nos multiples compétences soient appréciées par la Cinémathèque française, elles ne sont pourtant pas valorisées par City One.
L’externalisation nous précarise et nous prive d’avantages sociaux dont, à poste égal dans d’autres lieux culturels, nous pourrions bénéficier et nous prive également d’une vie d’entreprise sereine avec les personnes avec qui nous collaborons au quotidien.
Ensemble, refusons la précarisation des agent·es d’accueil dans les lieux culturels !